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Colloque France- Maghreb « Les médias et les mémoires de demain »

Ecrit par le jeudi 16 septembre 2010 - Imprimer cette page

Toulon, 9 et 10 décembre 2010

Appel à communication Ce colloque s’inscrit dans les relations entretenues de manière continue entre la SFSIC et les institutions universitaires tunisiennes IPSI et ISD. Ces relations ont donné lieu notamment au congrès international de Tunis en 2008. Le souhait des partenaires est maintenant d’organiser en retour une rencontre en France élargie au Maroc et à l’Algérie

Le thème du colloque

Peut-on encore opposer anciens et nouveaux médias ? Dans une certaine mesure oui : les modèles économiques des médias traditionnels sont déstabilisés, la presse écrite constate une déperdition de son lectorat, la préoccupation des milieux de la presse et de l’édition est patente. De l’autre côté on assiste à une multiplication des médias en ligne et des journaux gratuits, à une offre sans cesse diversifiée d’accès à l’information scientifique, à des luttes industrielles pour la mise au point de moteurs de recherche toujours plus performants.

En même temps, il est impossible de séparer en deux catégories anciens et nouveaux médias. Les médias traditionnels sont de plus en plus consultés sur le Web. Les radios offrent le téléchargement de leurs éditions, les sites en ligne de la presse papier sont en expansion, la technologie transforme les conditions de diffusion de la télévision, les bibliothèques peuvent mettre à disposition leurs manuscrits en les numérisant, etc.

Nous proposerons donc d’analyser les constances et les lignes de fractures des médias, engendrées par le numérique. Nous proposons ci-après une série de thématiques.

Les médias de demain

  • Où sont les poches de résistance au numérique ?
  • Les  usages ont-ils tellement changé : que représente pour un individu l’accès à la presse, à une information ?
  • Cette situation fait apparaître des questions nouvelles : le Web est aussi un  domaine de non-droit et de piratage.
  • Les modes de contrôle de l’information se font plus techniques. Les technologies linguistiques présentes derrière les moteurs de recherche sont pleines à la fois de promesses et de menaces.
  • Internet pose des problèmes de gouvernance.
  • Le numérique ouvre une opportunité pour la presse d’accéder à des informations dans les pays fermés ou en guerre, mais avec quelle fiabilité ?
  • La diffusion d’une information ou d’un point de vue dans des zones géographiques et linguistiques transnationales peut se trouver facilitée.
  • Tout comme la diffusion de rumeurs et les situations de crise.
  • Les entreprises, quelle que soit leur activité, voient leur communication et leur gestion transformées par le numérique. La communication des organisations voit s’ouvrir progressivement de nouveaux champs, au fur et à mesure de cette extension.

Les mémoires de demain

Les documents et les archives, éléments majeurs de la mémoire du monde constituent des sources incontournables de créativité, d’innovation et de développement des sociétés. Ces sources sont au centre du débat actuel portant sur la nature du modèle de communication de l’information scientifique et technique et sur les questions du libre accès et de la médiation documentaire.
La mémoire documentaire est confrontée aux défis de la croissance  exponentielle de la masse d’information, de l’utilisation généralisée des procédés automatisés de consignation, de traitement et de diffusion de l’information. Elle est tributaire des bouleversements technologiques qu’a généré le passage au numérique dans le domaine de l’information et de la communication.

  • Quelles sont les pratiques et les stratégies des acteurs de la chaîne d’édition numérique face à la transition du document papier au document électronique ?
  • Comment se sont-ils appropriés l’outil informatique ? Est-ce que les éditeurs sont en mesure de communiquer  directement avec le lecteur final et de se passer ainsi des services qu’offraient traditionnellement  les libraires et les bibliothécaires ? Comment les documentalistes se sont-ils réorganisés ? Est-ce que les  rôles et les fonctions des bibliothèques et services d’information  ont changé ?
  • Qui  numérise  le patrimoine documentaire ? Que numérise-on ? Selon quels critères ? pour quel public ?
  • Qui conserve l’information numérique ? Que gardons-nous pour les générations futures ?
  • Qu’en est-il du rôle social  de la bibliothèque en tant qu’espace d’interaction, d’échanges, de rencontres et de démocratisation d’accès aux connaissances ?
  • Quel  est l’impact du passage du document  papier au document électronique sur les usages et les pratiques de la lecture? Assistons-nous à la transformation des manières de lire et d’accéder à l’information ? Qu’en est-il des représentations et de l’imaginaire  des lecteurs des textes numériques qu’ils soient scientifiques ou littéraires ?
  • Ces modifications des objets en Sic nécessiteraient-elles de mettre en œuvre de nouvelles manières de penser l’épistémologie de la discipline, ses problématiques et ses méthodes.